Les clés pour bien choisir ses Equipements de Protection individuelle (EPI)

Les produits phytosanitaires peuvent avoir un impact grave sur la santé de leurs utilisateurs. Le port d’Equipements de Protection individuelle (EPI) est indispensable lors de toutes les phases d’exposition aux produits : préparation, application et nettoyage du matériel.

Attention cependant de ne pas tout miser sur leur utilisation ! Ils constituent le dernier rempart de protection de la personne dès lors qu’au préalable toutes les mesures d’hygiène et d’organisation du travail ont été mises en œuvre pour diminuer le risque.
Chaque produit phytosanitaire est spécifique et comporte des risques différents pour la santé. La lecture de l’étiquette et/ou de la Fiche de Données de Sécurité (FDS) vous permettra de connaître précisément les risques liés au produit et donc de porter les équipements les plus adaptés.

1. Protection contre les risques de contamination par voie cutanée

Le contact avec la peau représente près de 70% des risques de contamination. Les mains sont les plus exposées, mais aussi les bras, les jambes, le cou…

  • Des gants en nitrile ou en néoprène identifiés par le sigle CE et les pictogrammes associés (voir photo) (norme EN 374)

Disponibles en taille 7 à 12 avec de longues manchettes, pour éviter la pénétration des produits par la peau des mains et des avant-bras. Pour les interventions très ponctuelles, préférez les gants à usage unique.

Plus d’information dans la plaquette d’information de la MSA.

 

  • Des bottes (norme EN 13832-3 et avec le pictogramme risque chimique)

A semelles antidérapantes et embouts de sécurité, résistantes aux produits chimiques. Les bottes restent le plus sûr moyen de protection des pieds. Les chaussures en toile ou en cuir absorbent le produit et le maintiennent en contact avec le pied ! Ces dernières sont à proscrire.

 

 

 

  • Une combinaison étanche (type 3 ou 4 minimum), pictogramme protection du risque chimique


Disponible de la taille S à XXXL, avec cagoule. Combinaisons étanches aux liquides et aux aérosols, jetables de type TYVEK ou réutilisables en polyuréthane.
Attention : une combinaison classique en tissu est tout à fait insuffisante et donc déconseillée pour travailler avec ces produits !
OU : Dans la phase de préparation, il est possible de porter un tablier spécifique associé à une combinaison dite déperlante et conforme aux normes en vigueur (arrêté du 4/05/2017).

 

 

 

2. Protection contre les risques de contamination par les voies respiratoires et des risques pour les yeux

Ces risques peuvent être très importants au moment de l’ouverture du bidon ou du sac, de la préparation et au cours de l’application.

  • Un demi-masque jetable ou demi-masque à cartouche interchangeables (certifié EN 405)


Il ne protège que le bas du visage et doit donc être associé avec des lunettes-masques (étanches (EN 146 CE sigle 3)) de protection ou un écran facial (voir ci-dessous).
Pour une durée de vie et une hygiène optimale, entretenir votre masque en passant après chaque traitement un chiffon humide ou des lingettes adaptées sur les parties internes et externes.

 

  •  Un masque panoramique (Norme EN 166)

Il permet la protection des voies oculaires.

 

 

 

  • Un masque complet à ventilation assistée


Il permet un confort maximum tout en protégeant les voies respiratoires, le visage et la tête. Il est recommandé lorsqu’une activité physique est requise
Entretien des cartouches : Pour demeurer efficace, une cartouche doit être systématiquement stockée dans une boite ou un sachet hermétique et placée à l’extérieur du local phyto.

 

ESSENTIEL : cartouches filtrantes à charbon actif de type A2 P3 – Marquage marron et blanc
A : pour la protection contre les gaz et les vapeurs organiques
P : pour les particules et aérosols de substances toxiques
Choisissez ensuite le type de masque qui vous convient. Il doit s’adapter parfaitement à la forme de votre visage et être suffisamment confortable pour être porté pendant tout le temps nécessaire aux opérations.

Quand changer de cartouche?
Impérativement dès qu’une odeur se fait sentir au travers du masque ou du filtre cabine ! Sinon, après environ 40 à 60 heures d’utilisation effective et à chaque début de campagne que ce soit pour un masque ou pour le filtre cabine. de traitement effectif pour un masque et une fois par an pour le filtre cabine. Certains fabricants d’EPI proposent des filtres avec indicateur de saturation.

IMPORTANT
L’hygiène corporelle réduit considérablement les risques de contamination.
Lavez-vous les mains après chaque manipulation de produit et prenez une douche le plus rapidement possible après chaque exposition.

Chaque EPI est individuel et personnel et doit être nettoyé et rincé entre deux utilisations.

Il existe une filière d’élimination des EPI souillés.

Adressez-vous au service prévention des risques professionnels de votre MSA pour plus d’information.

Renayl Fraisy, Conseiller en prévention à la MSA de Picardie