Le Bulletin de Santé du Végétal

Outil le plus connu du plan Ecophyto, ses objectifs sont de présenter :

  • un état sanitaire des cultures : stades de développement, observations des ravageurs et maladies, présence de symptômes
  • une évaluation du risque phytosanitaire, en fonction des périodes de sensibilité des cultures et des seuils de nuisibilité des ravageurs et maladies
  • des messages réglementaires

Le BSV permet de raisonner les itinéraires techniques en matière de protection des végétaux.

C’est un véritable Outil d’Aide à la Décision (OAD), gratuit et libre pour les agriculteurs

Les données proviennent des observations faîtes par les membres du réseau d’épidémiosurveillance sur :

  • grandes cultures
  • lin fibre (réalisé en inter-régional avec la région Normandie)
  • pommes de terre
  • cultures légumières (dont légumes de plein champ et maraîchage)
  • arboriculture fruitière
  • petits fruits (fraises)

En 2022 c’est 160 bulletins de santé du végétal qui ont été rédigés. C’est un véritable travail de coopération regroupant 97 structures (coopératives, négoces agricoles, industries agro-alimentaires, structures de conseil agricole, enseignement et agriculteurs).

Vous pouvez consulter les bulletins et vous abonner directement sur le site de la Chambre d’agriculture des Hauts-de-France.

2022 marque également un tournant car c’est la première année où le réseau de surveillance biologique des Hauts-de-France a permis de contribuer, à titre expérimental, à la surveillance des organismes nuisibles réglementés ou émergents.

C’est dans ce cadre que s’est tenu le 15 septembre dernier au lycée agricole du Paraclet une journée sur la biodiversité fonctionnelle et le parasitisme émergent.

Évolutions climatiques et développement des problématiques ravageurs

Entre 2021 et 2050, la température moyenne de la région devrait augmenter de +1°C. Ce qui aura pour conséquence :

  • une baisse du nombre de jours de gel
  • une augmentation des jours avec des températures supérieures à 25°C

Le cumul des précipitations ne serait pas impacté. En revanche, la répartition annuelle changerait avec des épisodes de fortes pluies et des jours de sécheresse plus marqués.

Ces modifications de climat ont un impact sur les ravageurs. En effet, on retrouve chez les pucerons une augmentation de 20% du nombre d’espèces depuis 30 ans. Ce changement de climat engendre déjà des vols plus précoce, ce qui perturbe le fonctionnement des auxiliaires, leurs prédateurs naturels. Cette évolution à l’avantage des pucerons, ne permet plus une régulation hivernale par le froid et favorise la multiplication des générations. Enfin, la difficulté de réguler ces ravageurs peut aussi provenir du retrait de certaines substances actives et/ou du développement de résistances face à ces substances.

Vous pouvez retrouver la présentation sur ce lien : Présentation Journée BSV 2023 Climat et parasites émergents par la Chambre d’agriculture Nord-Pas-de-Calais et Climats et parasites émergents Légumes_JBSV par la Fredon Hauts-de-France

Comment la biodiversité peut-elle rendre services aux agriculteurs

Voici les principaux services que la biodiversité rend aux agriculteurs :

  • pollinisation
  • décomposition de la matière organique
  • régulation des ravageurs

La complexité végétale au sein et en dehors des parcelles favorise les auxiliaires de cultures. Ce sont de véritables aides pour réguler les ravageurs. Voici quelques exemples :

  • un couvert d’interculture multi-espèces abrite entre 2 et 6 fois plus d’auxiliaires qu’un couvert mono-espèces de moutarde
  • l’association de colzas avec un mélange de plantes compagnes présente 2 fois moins de grosses altises qu’un colza semé en pur
  • les parcelles attenantes à des haies comportent 2 fois plus d’auxiliaires que celles sans

Vous pouvez retrouver la présentation sur ce lien : Présentation Journée BSV 2023 Biodiv Fonctionnelle2 par la Chambre d’agriculture Nord-Pas-de-Calais

Projet DEXi-ARENA

Ce projet montre que le développement des populations auxiliaires et toujours en lien avec celui des pucerons. Le logiciel DEXi est capable de prédire le potentiel d’auxiliaires des parcelles en fonction des systèmes de cultures, la parcelle et son environnement. Ceci, par la construction d’un arbre de potentiel auxiliaire.

Vous pouvez retrouver la présentation sur ce lien : DEXi_ppt_arena_présentation20230915_Lycée_Paraclet_VF par l’ACTA

Les bords de champs: ami ou ennemi ?

La présentation se base sur des observations de bords de champs en 2022 avec recensement de la flore.

Le constat est que les adventices présentes dans la parcelle ne correspondent pas forcément aux adventices présentes dans les bords de champs. Voici quelques résultats :

Les bords de champs hébergent des auxiliaires qui ont un potentiel de consommation de 2000 pucerons/m²/jour

Les bandes fleuries contiennent plus d’insectes pollinisateurs mais moins d’insectes auxiliaires de culture.
Les intérêts des bandes enherbées aux bords des champs sont la lutte contre l’érosion, l’abondance d’auxiliaires et l’hébergement de la faune sauvage (gibier, oiseaux).

Quelques conseils pour gérer ses bords de champs:

  • éviter les dérives de traitement et amendements (favorise les adventices ou espèces nitrophiles)
  • préférer le fauchage au broyage et n’intervenir qu’une seule fois/an

Vous pouvez retrouver la présentation sur ce lien : Présentation Journée BSV 2023 Bords de champs par la Chambre d’agriculture Nord-Pas-de-Calais

Présentation du projet TAUPIC

La lutte contre le taupin est difficile car son cycle est long, les larves sont dans le sol et présentes uniquement par foyer. Le taupin est en recrudescence depuis quelques années et c’est l’objet de ce projet. Voici les axes principaux de celui-ci :

  • améliorer la prévision du risque d’infestation et des dégâts de taupin sur la culture de pommes de terre
  • développer des solutions innovantes et durables de prévention et de maîtrise des dégâts

Vous pouvez retrouver la présentation sur ce lien : Journée des observateurs- TAUPIC – VF par la FREDON Hauts-de-France, le Comité Nord plants et Inov3PT

La protection intégrée pour gérer le risque limaces

Retour des projets RESOLIM et BIOLIM. André Chabert, reprécise le cycle de développement des limaces. En effet, il a lieu sur deux périodes de l’année. Au printemps et en automne. L’abondance peut varier selon le climat de l’année. Le colza, le tournesol, le blé et le seigle sont les cultures les plus appétentes.

Les observations ont mis en évidence une présence accrue avec des précédents de culture d’hiver par rapport aux cultures de printemps.

L’interculture est un bon moment pour gérer les populations car le travail du sol favorise la destruction des œufs. Le but de ces projets est de construire un arbre de décision avec des règles d’intervention pour gérer les limaces et anticiper leurs dégâts sur les cultures.

Vous pouvez retrouver la présentation sur ce lien : Les limaces et la gestion du risque,présentation_20230915_Lycée_Paraclet_VF-2 par l’ACTA

Si vous avez des questions supplémentaires sur ces présentations, vous pouvez les laisser en commentaire !

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